Quand l’obésité devient une maladie : une nouvelle définition pour une meilleure prise en charge
Je pensais être « normale ».
Comme 80 % des adultes en France qui consomment régulièrement de l’alcool (OFDT 2023).
Comme les 23 % qui dépassent les repères de consommation.
On banalise tellement l’alcool qu’on oublie que c’est un produit psychoactif, cancérogène, neurotoxique… que l’on présente comme un « simple plaisir ».
Moi aussi je croyais ça. Jusqu’au jour où j’ai commencé à lire les chiffres.
Et à me lire moi-même.
La plus grande méta-analyse mondiale jamais menée (Lancet 2018) sur 28 millions de personnes est sans ambiguïté : la dose d’alcool associée au risque le plus faible… est zéro.
Même de petites consommations augmentent :
Les avancées en neuroimagerie (Nature Medicine 2023) vont encore plus loin : même 1 à 2 verres/jour réduisent le volume de certaines régions du cerveau.
Oui, même ça.
Le « French paradox » ?
Les nouvelles analyses BMJ, OMS et InVS montrent clairement que : l’effet protecteur supposé disparaît quand on corrige les biais (biais des abstinents malades, biais socio-économiques…).
Le BMJ parle même d’un « mythe statistique ».
Ce n’est pas moi qui dramatise.
C’est la science qui met à jour les illusions.
En France :
Pendant la grossesse :
On parle d’un fléau sanitaire, social et humain.
Et pourtant on continue à dire : « oh ça va, profite un peu ».
Je n’ai pas arrêté parce que j’étais « extrême ».
J’ai arrêté parce que je voulais vivre alignée avec mes valeurs
(et arrêter de finir mes journées en mode émotionnel brouillé).
Et aussi parce que la sobriété m’a donné la force de quitter une relation violente.
Oui, être lucide sauve.
Ça devrait faire partie des messages de prévention.
Aujourd’hui je suis végane, sobre, aimante, aimée et libre.
Pas chiante.
Libre.
Dry January 2024 : 51 millions de participants (Santé Mentale).
Études BMJ et BMJ Open :
Ton corps adore une pause.
Ton foie aussi.
Et ton compte bancaire applaudit.
Parce que :
Mais se sentir bien durablement n’a rien à voir avec un produit toxique.
C’est un travail de soin. Un retour à l’intérieur. Un acte de résistance douce.
Quand on parle d’alcool, on pense « petit verre », jamais « hôpital ». Pourtant, les chiffres français sont vertigineux.
Selon l’OFDT et les analyses hospitalières (PMSI, 2022), plus de 580 000 hospitalisations par an en France sont directement ou indirectement liées à l’alcool.
Cela représente :
Les motifs les plus fréquents :
Ce n’est pas un phénomène marginal.
C’est un tsunami silencieux dans les services hospitaliers.
Et pourtant on continue à dire « c’est juste un verre, arrête d’exagérer ».
Je le répète : si l’alcool était une bactérie, on serait en état d’urgence sanitaire permanent.
Je ne demande à personne d’être parfait.
Juste de se poser 2 questions :
Votre santé, votre cerveau, votre cœur et vos relations
méritent mieux que « c’est juste un verre ».
Et si vous souhaitez être accompagné avec éthique, douceur, humour, sciences et valeurs…
Je suis là.
Sources :